we sign it - Debout sans arme sans haine sans violence

Debout sans arme sans haine sans violence

Une stratégie “100% non violente” pour mettre la population debout !

Pour gagner, il faut une Nuit Debout désobéissante et opposée à toute violence : celle que nous subissons, celle que nous pourrions infliger à d’autres et à nous-mêmes.

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Transformons les Nuits debout en un mouvement de désobéissance civile

Les Nuits debout sont le soubresaut qu'on n'osait plus espérer. Elles ont commencé à remobiliser des secteurs de la population que la gravité de la situation sociale et le fanatisme de marché des principaux partis politiques désespéraient. Nous pensons aujourd’hui que seule la transformation des Nuits debout en un large mouvement de désobéissance civile, non-violent et populaire, peut faire changer les rapports de force, imposer la sortie de l’austérité et l’instauration d’une vraie transition démocratique dans notre pays et au-delà.

 

Choisissons la non violence pour garder le soutien populaire

Pour gagner, nous avons besoin à la fois du soutien de l’opinion publique et de l’implication du plus grand nombre d’entre nous - ceux d’entre nous que leur disponibilité et leur situation sociale autorisent à prendre des risques - dans des actions de désobéissance civile efficaces. La non violence est de ce fait cruciale. Seule la non violence nous assurera le soutien populaire dont nous avons besoin. Seule la non violence rendra illégitime aux yeux de tous la violence des autorités. Seule la non violence enfin permettra l’engagement massif des militants de la Nuit debout et au-delà, tout en divisant nos adversaires.

 

Au contraire, les bris de vitrines et de mobilier urbain, les confrontations brutales avec les forces de police unissent contre le mouvement social que nous représentons, élites néolibérales, policiers aux conditions de travail dégradées et le reste de la population. En instillant la peur ou la colère chez les habitants du quartier, commerçants, passants qui pourraient sympathiser avec nous, elles nous discréditent définitivement à leurs yeux. Sans parler du coût humain de la violence, qui se compte en crânes fracassés, œils arrachés et autres blessures graves. Avec pour résultat principal de faire glisser le débat sur les violences du mouvement social plutôt que sur les exigences de celui-ci et le sens de sa révolte, de notre révolte.

 

Provoquons la répression, mais sur notre terrain légitime et non violent

Nous pouvons et savons mener une occupation pacifique et assumée à visage découvert des locaux du MEDEF ou du PS, vider une agence bancaire de ses chaises pour exiger la fin de la fraude fiscale, bloquer les transports de marchandises ou perturber la tenue des Assemblées d'actionnaires des grandes firmes multinationales. Nous pouvons et savons dénoncer ces responsables, leurs pratiques immorales voire illégales sans porter atteinte à celles et ceux qu’ils “tiennent” encore par un salaire…

La répression physique ou juridique des actions de désobéissance civile est souvent bénéfique à la cause défendue : les peines sont moindres, les procès servent de caisses de résonance médiatique et la solidarité populaire s'exprime largement, tandis que d'autres militants choisissent de nous rejoindre dans l'action. Et à la fin on gagne !

 

Aujourd’hui, c’est d’un grand mouvement pour la justice sociale et écologique dont nous avons besoin. Qu’il s’agisse d’actions symboliques, artistiques ou humoristiques, d’actions directes d’interposition, d’occupation ou de blocage, d’actions constructives ou de non-coopération et de boycott, l’action directe non-violente et la désobéissance civile peuvent être les instruments du changement capables de réunir la population dans toute sa diversité… et de changer la société en profondeur.

 

Sans haine, sans arme et sans violence et debout... désobéissons !

 

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